La société Les Ombrières de Provence conçoit, fabrique et distribue des solutions d’ombrage à partir de fibres naturelles à destination des jardins des particuliers ainsi que des secteurs de la restauration, de l’hôtellerie et des loisirs. Son activité est principalement implantée en France, mais également en Espagne, en Italie et en Grèce.
Positionnée sur un marché en pleine croissance, l’entreprise s’appuie sur un plan de développement solide fondé sur l’innovation produit et l’élargissement géographique. Elle emploie 16 personnes et réalise, ces dernières années, un chiffre d’affaires compris entre 3 et 4 M€.
Pour comprendre le processus de cession et la décision finale du cédant, il est nécessaire de revenir à la création de La Scourtinerie en 1882 par Ferdinand Fert, qui dépose le brevet de la première machine à tisser les scourtins, utilisés pour filtrer l’huile d’olive de la région.
Les générations suivantes de la famille Fert déclinent les scourtins en dessous de plat, tapis et paillassons. En 2017, la quatrième génération, incarnée par Arnaud Fert, lance l’idée d’utiliser de la fibre de coco sourcée en Inde, tissée de manière croisée, pour créer des toiles et voiles d’ombrage. Face au succès grandissant de cette création emblématique, Les Ombrières de Provence deviennent une entreprise à part entière.
Arnaud Fert :
« Après une vie de travail, je souhaitais passer la main tout en donnant un avenir à cette entreprise, à la fois jeune avec cette nouvelle activité des ombrières, mais aussi chargée d’histoire et d’émotion pour ma sœur et moi sur le plan familial. Le cabinet DGCM a tout de suite compris le contexte, l’histoire de la société et l’intérêt de travailler en parallèle sur des pistes d’acquéreurs industriels, d’entrepreneurs, ainsi qu’une solution de reprise interne par certains salariés et des associés externes connaissant très bien l’entreprise. »
Goulven Deregnaucourt :
« La personnalité du cédant, son histoire familiale et entrepreneuriale, ainsi que ses engagements moraux vis-à-vis du “clan” familial ont pesé très lourd dans la décision. Donner l’opportunité de reprise à quatre personnes physiques, dont certaines déjà en poste à des fonctions clés dans l’entreprise, toutes implantées dans la région, est progressivement apparu, au fil d’échanges et de réflexions intenses, comme la solution la plus porteuse de sens. Il était primordial d’évaluer la qualité de cette nouvelle gouvernance au regard de la pérennité de l’entreprise et de mesurer la faisabilité du montage financier d’une telle opération. Nous avons donc laissé du temps au temps, pour tout le monde. »
Voilà une transmission où le bon sens l’a emporté.
Bravo à l’ensemble des acteurs:
Côté vendeur : Eric Blanc – conseil stratégique et ami personnel du dirigeant, Christelle Baroso – Cabinet BT Avocatst; Aude TUCHOWSK – Orial et Goulven Deregnaucourt – Cabinet d’intermédiation DGCM